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Qu’est ce qu’un déchet pour vous ?

Assez simplement, la réponse initiale serait de dire qu’un déchet, c’est ce que l’on met dans notre poubelle. Et c’est vrai, mais seulement partiellement.

Un déchet est le résidu d’un produit qui a déjà utilisé pour sa fonction principale. Et c’est ce résidu que l’on trouve dans nos poubelles. Mais si l’on considère ce résidu comme une nouvelle ressource, il est possible de l’exploiter.

Enfin, après avoir considérées les nombreuses possibilités de revalorisation des déchets, le résidu restant de ce deuxième processus est appelé un déchet ultime. En législation française, celui-ci est décrit comme un « Déchet, résultant ou non du traitement d’un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux. » – Code de l’Environnement Titre IV 1-1, Art. L. 541-2-1 .-II

Avec cette définition, le volume de déchet ultime est variable selon les localités.

Néanmoins, cela traduit surtout qu’une part non négligeable, et en constante progression, de déchet peut avoir une « seconde vie » à travers un processus de revalorisation. C’est tout l’objet des techniques de compostage bien évidement, mais aussi d’un très grand nombre d’autre technique, en adéquation avec la règle des Trois R.

Pierre angulaire de la gestion des déchets, les Trois R désignent le processus lié à cette gestion. Suite à la Réduction (axe1) des déchets, et en ayant épuisées toutes les possibilités de Réutilisation (axe2), il faut au maximum pouvoir les Recycler (axe3).

Cependant parlons chiffre : notre production de déchet a triplé en 50 ans, de 200 kg en 1960 à 530 kg en 2006 !

On comprend mieux tout l’enjeu qu’introduit la gestion des déchets, et les pratiques alternatives émergentes visant à développer la réutilisation et le recyclage, vu que la réduction des déchets  la source a du mal à fonctionner…

Les techniques de réutilisation/recyclage de déchets sont nombreuses. Nous vous en proposons une rapide liste :

  • Le compostage (évidement…) : favoriser la dégradation à l’air libre de matière organique par des micro-organismes, avec création d’un amendement organique
  • La méthanisation : production de biogaz à partir de déchets fermentescibles broyés et portés dans des cuves à 90% d’humidité.
  • Gazéification : Décomposition thermique des ordures ménagères en défaut d’oxygéne
  • La thermolyse : Décomposition thermique (400~750°C) des ordures ménagères en absence d’oxygène, et création de charbon de faible qualité.
  • Incinération : Combustion des déchets avec utilisation, ou non, de l’énergie produite (sous forme d’électricité, ou de chaleur)

 Et dans le Grand Lyon?

Sur le territoire du Grand Lyon, pour des chiffres de 2008-2009, le volume des déchets collectés représente :

  • Ordures ménagères (OM): 330 249 tonnes
  • Matières recyclables : 44 420 tonnes…………dont 16 478 t de refus de tri !
  • Verre: 23 582 tonnes
  • Déchetterie: 121 332 tonnes

Le Grand Lyon traite 520 000 tonnes de déchets par an dont on estime à 30 % la proportion de déchets fermentescibles et donc valorisables en compost ou biogaz. Mais pour l’instant les principales techniques utilisées reste l’incinération et l’enfouissement.

Sur son territoire, le Grand Lyon possède deux usines d’incinération (aussi appelées centres de valorisation énergétique), une à Gerland et une à Rilleux-La-Pape, qui traitent chacune plus de 300 000 tonnes d’Ordures Ménagères (OM) par an. Ces deux usines fonctionnent à feu continu 24h/24 et 365 j/an et produisent 92 000 tonnes de mâchefers par an.

Une partie des déchets va aussi en centre d’enfouissement technique (CET). Le Grand Lyon dispose de deux centres d’enfouissement technique (décharges), l’un à Rillieux-la-Pape, l’autre à Genas. Ces sites ne sont pas accessibles aux particuliers et les dépôts y sont strictement surveillés. Ces centres d’enfouissement ont la particularité de posséder un réseau de puits et de drains qui collectent le biogaz. Ce gaz est le résultat de la décomposition des matières organiques contenues dans les déchets ménagers.

 

Si chacun pouvait composter ses déchets organiques, c’est donc prés de 127 000 tonnes en 2017 qui seraient valorisées pour offrir un peu plus de verdure en ville !!